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Soutien financier de 500 000 $ du CRSNG

Minimiser l’impact d’un barrage sur l’habitat des poissons

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5 octobre 2018 // par Stéphanie Bernard
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Expert en hydrologie environnementale, le professeur André St-Hilaire bénéficie d’une aide financière de plus de 500 000 $ sur quatre ans du CRSNG. Son objectif : fournir à Rio Tinto des outils de gestion lui permettant de minimiser les impacts de son barrage sur trois espèces de poissons emblématiques de la rivière Nechako située dans l’Ouest canadien. 
 
Réservoir Kemano avec vue sur les vannes permettant le déversement vers la rivière Nechako. Photo : Sébastien Ouellet-Proulx. 
 
La biologie, la physique, les mathématiques : le professeur St-Hilaire a recours à plusieurs disciplines pour parvenir à ses fins. À l’aide de capteurs et de ministations météorologiques, un étudiant du professeur St-Hilaire avait déjà contribué à collecter des données sur le terrain, dont celles de la température de l’eau de la rivière Nechako et de ses affluents. Des données qui s’avèreront fort utiles pour le présent projet. « L’exploitation d’un barrage modifie les débits de l’eau en rivière pouvant entraîner des changements de sa température et affecter la reproduction des poissons », explique le professeur St-Hilaire. Que ce soit pour remonter la rivière, pondre ses œufs ou assurer la période d’alevinage, un certain volume d’eau est requis. Un changement de celui-ci peut varier la température de l’eau ainsi que son taux d’oxygène. Les changements climatiques contribuent aussi aux variations de température d’un cours d’eau et complexifient la gestion des réservoirs », précise-t-il. 
 
Encore aujourd’hui, les critères d’écoulement en aval du barrage de la rivière Nechako sont modulés afin de faciliter la montaison du saumon coho et maintenir les conditions optimales à sa migration vers les frayères. Pour ce faire, Rio Tinto augmente chaque année le volume d’eau libéré au déversoir un mois entier durant l’été.  Cet ajustement du débit n’est toutefois pas adapté à d’autres espèces de poissons comme le saumon chinook qui migre et fraye durant une autre période ou l’esturgeon blanc, dont le cycle de vie et les besoins en température diffèrent de ceux des saumons. 
 
Pour mieux connaître les exigences physiologique et thermique de l’esturgeon blanc, des étudiants de l’Université de la Colombie-Britannique, en équipe avec ceux dirigés par le professeur St-Hilaire, s’attarderont aux stades de développement de cette espèce.  « Il sera ultérieurement possible d’adapter le débit en aval du barrage durant la période de migration de l’esturgeon blanc et des deux espèces de saumon. Une fois toutes les données hydrologiques, hydrographiques et de température recueillies, il sera possible d’effectuer des simulations et d’y intégrer plusieurs scénarios qui permettront de créer et de fournir aux gestionnaires les outils de prévision et de gestion adaptés », relate le professeur St-Hilaire.  
 
Bonne recherche!
 

Le professeur St-Hilaire offre présentement un projet de recherche au doctorat : 
Adaptation d’un modèle hydrologique et thermique dans le contexte de la gestion des débits pour l’habitat du poisson et des changements climatiques

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