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Monique Bernier honorée par la Société canadienne de télédétection

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13 juin 2019 // par Amélie Daoust-Boisvert
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En 1980, Monique Bernier étudie à la maîtrise lorsqu’elle prononce sa première conférence nationale devant le parterre de scientifiques réunis à Halifax pour le congrès annuel de la Société canadienne de Télédétection (SCT). Elle était loin de se douter que près de 40 ans plus tard, cette même société avec qui elle a entretenu des liens étroits toute sa carrière allait lui remettre un prix prestigieux, la médaille d’Or Larry Morley. La professeure à l’INRS devient la première femme à se voir décerner cet honneur.
 
Photo (de gauche à droite) : Brigitte Leblon, présidente de la Société canadienne de télédétection et Monique Bernier, professeure à l'INRS.
 
Une reconnaissance qui la touche, puisque « la SCT, cela a été l’association la plus importante pour moi, professionnellement et personnellement », relate celle qui l’a, entre autres, présidée entre 2009 et 2014. 
 
« Nous ne pouvions penser à une candidate aussi méritante, a déclaré la présidente de la SCT, la professeure Brigitte Leblon, lors de la cérémonie qui a eu lieu à Fredericton le 5 juin dernier. Monique Bernier a contribué de façon exemplaire au secteur de la télédétection au Canada depuis longtemps, comme chercheure et professeure et par son implication dans beaucoup d’organisations œuvrant dans ce secteur dont l’Association québécoise de télédétection (AQT). Elle est reconnue non seulement au Canada, mais aussi internationalement ». 
 
La Médaille d’Or a été introduite en 1986 en reconnaissance soit d’une nouvelle découverte ou contribution exceptionnelle, soit d’une contribution importante à long terme au domaine de la télédétection au Canada. En 2013, la Médaille d’or de la SCT a été renommée la Médaille d’or Larry Morley, en l’honneur de Lawrence W.Morley (PhD), le Directeur général fondateur du Centre canadien de télédétection, le 1er Président de la Société canadienne de télédétection  et le premier récipiendaire de la Médaille d’Or.  
 
En 2014, la professeure Bernier présidait la SCT lorsqu’elle a organisé et accueilli, à Québec, l’International Geoscience and Remote Sensing Symposium (IGARSS), évènement conjoint avec le 35e Symposium canadien de télédétection. C’est pour elle une grande source de fierté aujourd’hui encore, car « cela avait permis d’offrir un accès aux étudiants d’ici à tout le réseau international (2000 participants) et d’être une vitrine pour les chercheurs canadiens ». Son implication avec la SCT va continuer dans les prochaines années, car elle assume la responsabilité de rédactrice en chef du Journal canadien de télédétection depuis 1 mois.
 
Plusieurs de ses mentors ont été honorés avant elle du prix qu’elle vient de recevoir, dont son directeur de maîtrise, le professeur Ferdinand Bonn (2001), et son chef d’équipe lorsqu’elle travaillait au Centre canadien de télédétection de Ressources naturelles Canada, Josef Cihlar (2002). Se voire reconnue dans leur sillage revêtait une importance particulière, dit-elle. Le soir de la remise, « c’était d’autant plus touchant que d’anciens collègues du Centre canadien de télédétection et aussi récipiendaires de la Médaille d’Or, Frank Ahern (1991), Robert Ryerson (2012) et Brian Brisco (2017), étaient présents. Ces chercheurs  m’ont transmis leur passion pour la recherche et ont fait que j’ai décidé de faire un doctorat à l’INRS», raconte-t-elle.
 
En effet, elle aura travaillé six ans au Centre canadien de télédétection avant de poursuivre un doctorat puis d’ultimement de devenir professeure à l’INRS, le tout à une époque où peu de femmes œuvraient dans ce domaine. « Il y avait une chercheure américaine que j’avais abondamment citée dans mon mémoire, se rappelle Monique Bernier. Un jour, je l’ai rencontrée dans un congrès et elle m’a encouragée à faire un doctorat pour pouvoir mener mes propres projets, et pas seulement ceux des autres ». Un conseil avisé qu’elle a suivi. 
 
 
Un domaine en évolution
Le domaine de la télédétection a connu une immense évolution dans les dernières décennies. « Avant, il fallait faire tout un détour pour expliquer aux gens qu’un ordinateur peut traiter une image satellite numérique. Aujourd’hui, tout le monde a vu les images de Google Earth et comprend », explique la professeure Bernier. 
 
Les capacités de traitement ont aussi été décuplées ainsi que le nombre et le type de satellites en orbite, ce qui lui permet de mener des projets de recherche d’envergure au Nunavik et de développer avec ses collègues et étudiant(e)s des outils performants (IceMAP-R, IcePAC, GARI). 
 
Ces jours-ci, celle que la passion de la recherche allume toujours attendait avec impatience le lancement des trois satellites de la mission canadienne Constellation RADARSAT, lequel a eu lieu ce mercredi 12 juin à 10h17.  Les trois satellites ont été placés en orbite avec succès aux environs de 11 h. « Ils vont transmettre des images même par temps couvert et la nuit,  lesquelles vont être très utiles», explique-t-elle. Ces données peuvent permettre la surveillance de la couverture de glace des rivières canadiennes et des océans, la cartographie des inondations, la surveillance  des glissements de terrain et de l’humidité des terres agricoles, et bien d’autres applications opérationnelles ou en développement. 
 
« Comme il y a trois satellites sur la même orbite, nous aurons une meilleure répétitivité d’acquisition des images, une plus grande fréquence lorsqu’ils seront opérationnels », s’enthousiasme la chercheure. Elle avoue qu’elle a été vraiment soulagée de voir la fusée Space-X quitter la Terre sans embûche et fort excitée de voir la mise en orbite des trois satellites se dérouler sans encombre comme lors des simulations. ♦

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